Première connexion

Premier pas de notre découverte des joies d’un serveur Linux, on va se connecter à notre VPS.

Une fois notre VPS commandé avec la distribution Debian Squeeze 64bits nu pré-installée, nous devrions recevoir un mél indiquant le nom de la machine, ses adresses IPv4 et IPv6 ainsi que le mot de passe root, on va donc se connecter en SSH dessus.

A la maison

J’utilise le logiciel PuTTY car je suis sous Windows chez moi. Quand je vous dis que je n’y connais rien en Linux, ce n’est pas des salades.
Commençons par entrer l’IPv4 du VPS_WEB, on vérifie que le port est bien 22 puis on y va avec Open.
putty_enter_ip.png
PuTTY ouvre alors une fenêtre d’alerte sur le certificat, on est d’accord, on comprend le risque, blablabla, on se retrouve sur la console qui me demande un login, on entre le nom d’utilisateur “root” (c’est dieu sur votre VPS) et son mot de passe reçu plus tôt dans le mél. La console est votre nouveau bureau ! On verra on fils du temps ce qu’il y a dessus, à part du noir…
putty_enter_root.png

Sur le serveur

Notre machine étant toute fraiche, il faut la mettre à jour, et la on n’est pas sous Windows! Deux commandes pour réaliser cela :

apt-get update
apt-get upgrade

On répond oui (Y) à la deuxième commande, ça va mouliner un peu pour les deux commandes puis c’est fait, notre système est à jour. Cette opération sera à faire régulièrement sur notre serveur pour le tenir à jour.

  • TIPS : apt-get est le gestionnaire de paquetages (programmes) sont Debian, il permet d’installer, de mettre à jour et de désinstaller des logiciels.

On en profite pour tester l’installation d’un programme ou paquet comme ils disent :

apt-get install nano

Hop, on vient d’installer un éditeur de texte ! Celui qu’on va utiliser tout au long des articles.
L’utilisation de nano dans notre cas va se limiter à quelques commandes pour ouvrir un fichier il suffit de faire :

nano /var/plop.waza

Ce qui ouvrira le fichier “plop.waza” du dossier “var”, même si il n’existe pas encore.

  • TIPS : Une fois dans nano, pour enregistrer il suffit de faire la combinaison de touche Ctrl-x puis y (pour yes ou o pour oui si c’est en français) puis la touche entrée. Si on ne veut pas enregistrer on répond n (pour no).

On poursuit par quelques manipulations simples pour se familiariser avec notre nouvelle amie la console.
Pour l’instant on est toujours avec notre compte root ce qui est très déconseillé car on peu tout casser très facilement, je rappelle ce que j’ai déjà dit : root = dieu.

On va mettre tout ça en Français. Sur mon installation Debian il y a un bug avec la configuration des langues (ce qu’on appelle Locales) on va y remédier en même temps. Par défaut il devrait y avoir la langue anglaise en_US.UTF-8 et on va passer en Français fr_FR.UTF-8. On commence par générer les fichiers des deux langues :

locale-gen en_US.UTF-8
locale-gen fr_FR.UTF-8

Puis on reconfigure le tout :

dpkg-reconfigure locales

On choisi nos deux langues dans la liste proposée, OK, puis on demande d’utiliser le Français. (Perso je préfère en Anglais.)

  • TIPS : Dans les fenêtres de configuration sur fond bleu on utilise la touche de tabulation du clavier pour aller d’un menu à l’autre, et la barre d’espace pour sélectionner un item dans une liste.

Voila normalement on ne devrait plus avoir de message d’erreur comme ci-dessous :
fix_locales.png

On en profite pour mettre notre serveur sur le bon fuseau horaire, Europe, Paris pour moi :

dpkg-reconfigure tzdata

Maintenant on met un peu de couleur sur cette console bien sombre, même si ça ne sert pas à grand chose, ça a le mérite de nous entrainer et de nous familiariser avec certains mots. Pour cela on modifie la configuration bash du compte root :

nano ~/.bashrc

On dé-commente les lignes comme suit, ce qui aura pour effet d’ajouter un peu de couleur :
edit_bashrc_color.png
On enregistre puis on recharge cette configuration :

. ~/.bashrc
  • TIPS : Ce fichier commence par un point, c’est un fichier caché.

On test avec un petit listing du contenu d’un répertoire :
ls_with_colors.png

Et si on changeait le nom de la machine ? Chez OVH par défaut elle porte le doux nom de vpsxxxxx, j’ai envie de l’appeler scriboxWeb (j’appellerai la machine dédié à MySQL scriboxSql. Pour cela on modifie le fichier hostname qui devrait contenir une seule ligne qui est le nom de la machine qu’on remplace par un joli nom :

nano /etc/hostname

D’autres fichiers peuvent contenir des références à ce nom mais comme on commence l’installation du serveur, le seule dont on s’inquiétera est le suivant :

nano /etc/hosts

On modifie le nom court :
change_server_name.png
Pour recevoir de jolis mél de la part de root plus tard on va changer son nom dans le fichier des utilisateurs :

nano /etc/passwd

Il faut modifier la première ligne en replacçant la deuxiéme occurence de root par le nom qu’on veut voir apparaitre en expéditeur des mél root :

root:x:0:0:scribox:/root:/bin/bash

Pour que tout soit pris en compte et vérifier qu’on a pas tout cassé, on redémarre le système :

reboot

Au suivant

Voila on s’est bien amusé pour cette séance, dans le prochain billet on va voir comment sécuriser un peu notre accès à la console.

Sources

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